01.11.2009

Compte-rendu de la conférence de J-P Chauvin

« L’étymologie du mot « crise » nous apprend que celui-ci signale une séparation entre un « avant » et un « après », ce que le théoricien marxiste Gramsci résumait en assurant qu’elle « est ce qui sépare le vieux du neuf ». En fait, celle que le monde voit rouler et se dérouler depuis quelques années, peut aussi être comprise comme le transfert de richesses et de puissance des pays du Nord, anciennement industrialisés, vers ceux du Sud, en fait plus exactement les puissances dites « émergentes » (mais le terme, dans ces cas-là, commence à dater un peu…), soit la Chine, l’Inde, le Brésil… Dans toute crise, il y a des gagnants et des perdants ! Doit-on y voir, aussi, l’application idéologique d’une forme de « darwinisme » économique et social à l’échelle de la planète ?

 

Pour autant, la crise, apparue bien avant la faillite de la banque Lehman Brothers à l’automne 2008, est multiforme : financière, économique mais aussi sociale, voire politique et géopolitique. Elle apparaît, pour nombre d’observateurs, comme révélatrice des déséquilibres d’un monde qui se veut global, au détriment parfois des équilibres internes des continents et des nations. Est-elle une « crise du système » capitaliste, libre-échangiste et consumériste ? Elle semble plutôt être une « crise systémique » qui, en soi, ne remet pas en cause le capitalisme lui-même ni la société de consommation mais se contente de les « purger » ou de redistribuer les cartes, cette fois au détriment de nos pays et de nos populations… On peut peut-être le regretter mais il semble bien que cela soit ainsi, et peu de nos concitoyens remettent en cause l’esprit même du capitalisme libéral malgré quelques grincements de dents : pas de révolution à l’horizon, semble-t-il !

 

L’actuelle redistribution des cartes au plan mondial se fait au bénéfice des puissances émergentes, et que le G8 ait définitivement cédé la place au G20 en est un indicateur non négligeable : cela cache-t-il un G2 Chine-Etats-Unis qui est souhaité beaucoup plus par Washington que par Pékin ? Ce n’est pas exclu…

 

Face à cette crise multiforme (qui prend parfois aussi des aspects de « crise de civilisation », même si nos concitoyens n’en ont pas encore conscience), que faire ?

 

L’Union européenne, pour l’heure, semble peu réactive en tant que telle, et ce sont les pays membres qui, par des politiques de relance et d’endettement, affrontent réellement les problèmes. Le temps du « libéralisme sans contraintes » est, apparemment (je précise bien « apparemment » : reste à voir ce qu’il en sera sur la durée), dépassé et c’est plutôt au retour de l’Etat-pompier auquel on assiste, avec des « dérives déficitaires » parfois inquiétantes, faute de politique vraiment fondée sur le « long terme » dans la plupart des cas, en particulier en France.

 

La France n’est pas épargnée par la crise et ses conséquences, en particulier sociales, avec la montée de la précarité et l’augmentation du chômage, principalement dans le domaine industriel, d’où un sentiment de malaise et d’inquiétude, voire d’amertume et de révolte, d’une révolte qui a du mal à trouver une traduction politique concrète.

 

Les royalistes pourraient se contenter de se joindre au fatalisme ambiant et renoncer à toute réflexion sur ce sujet, en attendant la reprise tant annoncée… cela ne correspond ni à leur tradition ni à leur politique, heureusement ! D’où, au-delà des analyses sur la crise, la volonté de trouver des solutions réalistes mais aussi imaginatives, tout en respectant le principe fondamental, rappelé aussi par la récente encyclique pontificale : « L’économie doit être d’abord au service des hommes, et non l’inverse ».

 

La politique monarchiste tient en quelques propositions simples, qui ne cherchent pas à « faire système » mais plutôt à « faire force » pour le pays et son économie :

 

- Néocolbertisme intelligent et adapté aux réalités du moment, dans lequel l’Etat n’est pas le « patron » mais bien plutôt celui qui lance les projets et l’impulsion, qui aide et arbitre, qui fixe des cadres et quelques objectifs simples mais laisse la direction aux entrepreneurs (sous réserve qu’ils acceptent le cadre général fixé par l’Etat) ;

- Protectionnisme modulé selon les domaines et les cas, qui s’appuierait sur une relocalisation partielle de la production industrielle et agricole, mais aussi des industries de transformation, en particulier alimentaires, et sur la protection des secteurs aujourd’hui menacés par la concurrence déloyale des multinationales qui produisent à bas coût et sans souci social.

- Aménagement du territoire qui chercherait à maintenir les équilibres au sein du pays et à revitaliser, par le redéploiement rural (entre autres), des zones aujourd’hui désertifiées ou en déshérence démographique : les nouvelles technologies, qui doivent être accessibles en tous les points nécessaires du territoire national, peuvent permettre de « désurbaniser » une partie des emplois du secteur tertiaire, par exemple.

- Politique de grands projets et de grands travaux, qui peuvent utilement compléter les propositions évoquées précédemment : la « grande gare internationale de Paris » qui permettrait de relier les différents réseaux ferroviaires passant par la capitale pourrait être un de ces grands projets, tout comme la construction de nouveaux porte-avions qui seraient bien utiles en cette période de montée des tensions internationales et permettraient, au-delà de la finalité de Défense, de maintenir l’activité de nombreux ports et chantiers navals ; etc.

 

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais encore faut-il que le pouvoir politique d’Etat ait la volonté et, au-delà, la durée suffisante pour mener à bien ces projets et cette stratégie : la République, au regard de son état actuel et de ses limites électorales, est-elle la mieux placée et la mieux adaptée pour relever les défis de la crise ? Poser la question, c’est déjà y répondre… Le philosophe Michel Serres insistait, il y a quelques temps, sur la nécessité d’une « politique du long terme », politique qu’il voyait entravée par les constantes bagarres, querelles d’ego et combats de coqs pour la magistrature suprême de l’Etat. En inscrivant le temps de l’Etat, en sa tête, dans la durée et par la continuité, la Monarchie, à défaut de résoudre d’un coup de sceptre magique les problèmes du pays et du monde, donnerait plus de force à l’Etat et à la nation ainsi incarnée pour résister aux tempêtes qui soufflent, mais aussi à celles qui s’annoncent…

23.10.2009

Réunion : "La crise, analyse royaliste"

CE MERCREDI 28 OCTOBRE A PARTIR DE 18H00 A RENNES, REUNION SOUS L'EGIDE DE LA FEDERATION ROYALISTE DE BRETAGNE :

LA CRISE, ANALYSE POLITIQUE ROYALISTE

AVEC JEAN-PHILIPPE CHAUVIN, ENSEIGNANT, CANDIDAT ROYALISTE AUX ELECTIONS EUROPEENNES de 2009.

LIEU COMMNIQUE SUR DEMANDE à tudry@orange.fr

30.05.2009

Européennes : tribune de JP Chauvin

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TELECHARGEZ VOTRE BULLETIN DE VOTE :

http://www.allianceroyale.fr/carnets-de-campagne/europeen...

26.05.2009

Propagande !

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Affichage

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Elections européennes dans l'Ouest

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04.05.2009

Entendre le Prince

Le vendredi 10 avril, l'émission Découvertes de Michel Drucker sur Europe 1  était intitulée "Vive la monarchie !". L'invité était Patrick Weber qui vient de publier un livre "Vive les rois !". Participait également à cette émission, le prince Jean, duc de Vendôme,  

Pour écouter l'intervention du prince Jean : http://www.dailymotion.com/video/x8xx4m_le-prince-jean-a-...

 

Assises du royalisme

La Bretagne figure dans la queue du peloton. L'Ouest, ancienne terre des Chouans, serait-elle donc passée définitivement dans le camp républicain, trompée par le chant des sirènes ...

Réveillons-nous : http://assises.monarchiste.com/

Ce questionnaire historique pourrait bien être quelque chose comme une nouvelle "Enquête sur la monarchie" ! "Les temps sont durs, mais ce sont nos temps !" d'après le Prince Jean, alors ne laissons pas échapper une occasion, quelqu'elle soit ...

Amis bretons : WAR RAOK !

Hep Roue Breizh netra eo ! L'histoire ne cesse de nous le prouver !

 

 

Le candidat royaliste de l'Ouest sur RMC

 
Voici le lien de l' intervention de notre ami Jean-Philippe CHAUVIN sur RMC ce mardi 14 avril à l'émission "les grandes gueules" : http://www.actionroyaliste.com/index.php?option=com_conte... .

Jeanne 2009

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Européennes : candidature royaliste dans l'Ouest

Comme en 2004, le mouvement royaliste « Alliance Royale » présentera une liste de Rassemblement monarchiste aux élections européennes du 7 juin prochain, dans la région Ouest, liste cette fois menée par Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire de l’enseignement public et militant royaliste de longue date.

Cette liste « Alliance Royale » a pour vocation de présenter aux électeurs les propositions monarchistes pour une Europe confédérale et contre une Europe bureaucratique ; pour une France royale dans une Europe des Etats ; pour une France fédérale et de libertés provinciales et contre un eurolibéralisme oublieux des citoyens.

Plus encore que récolter des voix, la liste « Alliance Royale » de l’Ouest a pour vocation de faire entendre aux électeurs la voix d’un royalisme novateur et enraciné.  Contacts : Jean-Philippe Chauvin, tête de liste : chauvinroyaliste@yahoo.fr ; 06 07 91 38

20.03.2009

Les réformes ratées du président Sarkozy

C’est sous ce titre aussi juste qu’irrévérencieux que deux économistes, Pierre Cahuc et André Zylberberg, respectivement professeur à Polytechnique et directeur de recherche au CNRS, dressent le bilan dont sont incapables les médias sur la méthode Sarkozy. Plusieurs journalistes reconnaissent d’ailleurs en cette occasion qu’ils sont incapables de mesurer les effets réels des réformes et ne bâtissent les conclusions de leurs articles que sur les déclarations d’intention et la communication des protagonistes.

En bref, voici donc la méthode Sarkozy, qui est celle malheureusement de plus en plus répandue à mesure que l’importance des médias se fait plus forte (Monsieur Obama aux états unis, avec l’affaire AIG est pris la main dans le sac à faire la même erreur). L’effet d’annonce tout d’abord vient réveiller l’opinion, et l’annonce de négociations diminue à l’avance les éventuelles vagues d’opposition. La communication triomphale donne aux médias chaque jour le récit d’une réforme construite tambours battants jusqu’au vote d’une loi dans la quiétude générale… Et pour cause, le mot d’ordre est simple, pour aller plus vite, ne surtout pas risquer de donner l’impression d’être en difficultés, on cède. On cède sur tout, et les lobbys concernés ont la part belle d’imposer leurs volontés.

Nombreux sont les exemples de ces ratés, dont les économistes mesurent quelques temps plus tard les désastres. Parmi les plus médiatisés, consensus oblige, la réforme des régimes spéciaux de retraites, dossier « chaud » dont Monsieur Sarkozy a voulu à tout prix refermer le dossier aussi vite qu’il avait été ouvert, louant sa méthode et sa rapidité d’action sur un dossier qui mobilisait pourtant les syndicats les plus véhéments (cheminots, etc…).
Bilan ? Messieurs Cahuc et Zylberberg sont unanimes sur ce sujet comme pour d’autres, les grands gagnants sont bien ceux dont on voulait réduire les privilèges, et les régimes spéciaux de retraites seront contrairement à tout ce qui a été clamé par le gouvernement, encore plus déficitaires à l’avenir !

La liste des réformes ainsi passées au crible par les économistes est édifiante : Carte famille nombreuse, RGPP (Révision générale des politiques publiques), réformes des taxis, de la représentation syndicale, des grandes surfaces, du RSA et des 35 heures, etc.

Ce n’est malheureusement pas une surprise, alors qu’au sortir de la présidence française de l’union européenne Mr Sarkozy et ses communicants, relayés fidèlement par les médias, chantaient les merveilles de son action européenne, nous rétablissions les faits : Ici

Les auteurs s’intéressent à ce qui se passe à l’étranger en citant plusieurs études internationales, ce phénomène est une caractéristique des pays faiblement démocratiques où la crédibilité des acteurs est mince et la transparence absente. La France, selon les critères de gouvernance de ces mêmes études internationales, est très mal classée.

Le problème de la république aujourd’hui ? Ses partis et ses syndicats, c’est clair et net, la gouvernance institutionnelle française est tout ce qu’il y a de plus bancale. La représentation syndicale qui peut se prévaloir de 8% des salariés, et la représentation politique au sein de l’assemblée ne sont que des mascarades. Pas de réformes sociales avec ces syndicats donc, ni de réforme économique avec ces partis qui sont chasse gardée des lobbys. Il reste l’apparence et les médias pour donner l’impression de réussite nécessaire à une réélection.

V.Chalmel

Jean-Philippe Chauvin, candidat de l'Alliance Royale

Par Jean-Philippe Chauvin

En juin prochain se dérouleront les élections européennes pour désigner les députés au Parlement de Strasbourg et de Bruxelles, et ceci pour la législature 2009-2014. Les royalistes italiens ne seront pas les seuls à postuler pour cette assemblée et, comme en 2004, le mouvement français « Alliance Royale » présentera des listes sur toutes les circonscriptions de métropole, pour faire avancer l’idée d’ « une France royale au cœur de l’Europe », comme l’indiquent ses affiches et ses autocollants dont certains commencent à apparaître à Paris comme à Versailles et bien ailleurs aussi.

 

Par le passé, j’ai déjà porté les couleurs royalistes à des élections politiques, comme en 1988 et 1995 en Ille-et-Vilaine et en 2005 dans les Hauts-de-Seine, et, suite à la demande des dirigeants d’Alliance Royale, j’ai accepté d’être « tête de liste » de cette formation monarchiste pour la région « Ouest » (13 départements bretons, ligériens, charentais, etc.) pour le scrutin du 7 juin.

 

Ma candidature sous l’étiquette fleurdelysée Alliance Royale signifie-t-elle l’abandon de ma liberté de plume et de réflexion, celle-là même que j’exerce quotidiennement à travers mes diverses déclarations, discussions, interventions sur des forums de presse ou notes de ce blogue ? Bien sûr que non ! Il s’agit pour moi d’un autre moyen, et immédiatement efficace, dans le temps relativement court d’une campagne électorale, d’exprimer mon engagement et ma fidélité monarchistes, en leur donnant même une visibilité et, j’espère, une plus grande crédibilité aux yeux de nos contemporains.

 

L’idée est de conquérir les esprits, les intelligences et les cœurs plus encore que les voix : ce que nous semons par cette campagne électorale royaliste, et je parle pour les militants monarchistes engagés dans cette bataille des européennes, doit trouver à germer dans le paysage politique, par une présence plus marquée, plus habituelle et plus crédible, des royalistes, de leurs journaux, sites, mouvements ou personnalités, dans leur diversité et leurs différences, et, par delà, dans leur volonté de faire advenir la nécessaire Monarchie française.

 

Certains me chicaneront sur tel ou tel aspect du programme européen de l’Alliance Royale, aspect qui ne me ressemblerait pas ou serait même peu compatible avec ce que j’ai toujours dit et écrit, en particulier sur ce blogue personnel dont j’assume toutes les notes rédigées : je ne méconnais pas ces quelques différences d’appréciation et de positions, parfois importantes, mais elles ne me semblent pas pour autant décisives, et je n’y trouve pas un motif suffisant pour me défausser de mes devoirs de militant politique royaliste. Le plus important, pour moi, est de brandir au-dessus des urnes le drapeau royal, d’en faire l’étendard des espérances françaises et de bien le tenir dans les tempêtes qui s’annoncent.

 

Cela a toujours été ma ligne de conduite dans les différentes campagnes électorales que j’ai mené, et je m’y tiens et m’y tiendrai encore demain… Maintenant, au travail : mener cette liste Alliance Royale (ce que je considère à la fois comme un honneur et une charge utile) ne doit pas être un simple titre, c’est aussi le devoir de parler, d’écrire, de débattre, de chercher à convaincre, en somme de « royaliser le pays », à toutes les échelles possibles…

La Droite sociale n'existe plus !

Par Jean-Philippe CHAUVIN

Dans son histoire, ce que l’on appelle la Droite sociale (née dans les rangs des monarchistes légitimistes comme Albert de Mun, Villeneuve-Bargemont, Mgr Freppel, ou La Tour du Pin...) n'a cessé de dénoncer ces injustices qui, aujourd'hui, sont d'autant plus scandaleuses qu'elles condamnent les plus faibles au chômage et à la désespérance sociale. Or, la Droite actuelle semble avoir oublié cet héritage social dans lequel le mot de "justice" avait une grande part...


D'autre part, Mme Parisot a-t-elle conscience que ses propos peu amènes, voire indignes (parce que trop manichéens) contre les syndicats et les grévistes (coupables, selon elle, de fragiliser un peu plus l’économie du pays, ce qui est largement exagéré au regard du système économique et de sa crise présente…) ont révolté jusqu'aux plus modérés, croyant y percevoir (à raison ?) une attaque directe contre le droit même de grève ?

 

En tout cas, cette manifestation de colère du jeudi 19 mars, peut-être vaine, a été l'occasion pour beaucoup de salariés de faire entendre au "pays légal" les inquiétudes et le ras-le-bol du "pays réel" (selon la distinction de Charles Maurras). Néanmoins, il ne faut pas se tromper : qu’on le regrette ou non, cette manifestation tient plus du défoulement collectif que de la proposition constructive. Mais n’est-il pas du devoir des politiques de fonder des réponses concrètes aux angoisses du monde du travail ou, au moins, de savoir écouter les colères qui montent au sein des salariés aujourd’hui désorientés ? Cela ne veut pas dire céder à la démagogie et oublier de responsabiliser les uns et les autres, mais cela signifie rappeler aux forces économiques qu’il ne peut y avoir de bonne économie sans le souci de la justice sociale et le respect des équilibres environnementaux.

L'Europe : avenir de la Bretagne ?

Pour Emile Granville, adjoint au maire de Redon, et porte parole du Parti Breton : "La Bretagne en tant que région française n'a aucun avenir."

L'Europe de Bruxelles serait donc l'avenir de la Bretagne ? En tant que quoi, précisément, une "euro-région", une parmi combien, et sur quelles bases culturelles ou historiques. Faut-il donc toujours céder aux nouvelles sirènes de l'interprétation historique et ne retenir de plusieurs siècles d'histoire commune que les événements les plus douloureux ?

La République et son idéal abstrait a trahi les provinces de la France et c'est encore une fois le pays réel que l'on veut faire payer pour ces "fautes" ... Nul doute, pourtant, que l'Europe fédérale, plus abstraite encore fera payer un tribut bien plus élevés à tous ceux qui se tournent avec espoirs vers son idéal !