27/04/2010
La formation de l'unité française
22:57 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : histoire, royalisme, politique
09/04/2010
Lancement : Prospectives Royalistes de l'Ouest
A l'initiative de l'URBVM (RN), de la Fédération Royaliste de Bretagne et de l'AF ce mois d'avril 2010 voit la naissance d'un nouveau journal royaliste unitaire centré sur la région ouest BRETAGNE-LOIRE ATLANTIQUE-VENDEE.
Il s'agit d'un journal mensuel qui sera diffusé gratuitement par voie électronique ! Un seul mot d'ordre pour le reste : si vous le souhaitez imprimez le et laissez le en évidence dans différents lieux publics ou bien offrez le !
23:43 Publié dans Formations/informations. | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal, mensuel, royaliste, urbvm, af, frb
12/03/2010
Elections régionales 2010
Rennes, le 10 mars 2010.
Objet : ELECTIONS REGIONALES 2010 / BRETAGNE.
(communiqué transmis aux rédactions de Ouest-France et du Télégramme)
La Fédération Royaliste de Bretagne communique :
« Les élections régionales de 2010 sont les dernières avant la mise en place des conseillers territoriaux prévue pour 2014 : ces élections en sont d’autant plus importantes.
Fidèles à leur tradition décentralisatrice, les Royalistes bretons rappellent qu’il ne peut y avoir de France fédérale sans un Etat sûr de lui-même, inscrit dans la continuité et soucieux de l’unité nationale : ce n’est pas le cas de l’actuelle République qui, peu à peu, retourne à son jacobinisme d’antan.
Durant cette campagne, la question de l’Etat et de ses rapports avec la Région n’a pas vraiment été abordée, ni celle de la nouvelle centralisation européenne bruxelloise qui, aujourd’hui, empêche de plus en plus la Bretagne d’assumer, librement et fidèlement à la France, son destin politique de région.
La Fédération Royaliste de Bretagne, au regard des programmes électoraux avancées par les listes concurrentes, programmes qui ressemblent plus à des catalogues de « bonnes intentions » qu’à des plateformes de propositions concrètes et réalistes, laisse ses militants et sympathisants libres de leur choix dans l’isoloir. »
Pour la Fédération Royaliste de Bretagne,
Jean-Philippe Chauvin, tête de liste « Alliance Royale » aux élections européennes de juin 2009.
22:18 Publié dans Formations/informations. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : communiqué de presse, royalisme, élections régionales 2010, bretagne, ouest, élections, royalistes
01/03/2010
La question sociale, vue par les royalistes
Vendredi 26 février, à Rennes, Jean-Philippe Chauvin avait réuni autour de lui un comité encore un peu trop restreint mais attentif, pour exposer le problème de la question sociale. Question cruciale, en ces temps de crise, tandis que l'on voit, aux quatre coins de l'Europe, de Reijkavick (Islande) à Athènes (Grèce), en passant par Dublin, mais aussi à travers la France (grève chez Total, affaire Proglio, licenciements surprises chez Philips EGP à Dreux, séquestrations de chefs d'entreprise l'an passé...), des agitations et des troubles naître, à mesure que la morosité économique s'installe, et que les conditions de vie des couches laborieuses se dégradent.
Pour les royalistes et les catholiques sociaux, ces problèmes ne sont pas des marottes pour périodes électorales. Jean-Philippe Chauvin nous a invités, si jamais l'on en doutait, à (re)lire la lettre sur les ouvriers du comte de Chambord (20 avril 1865), qui précède de trois décennies l'encyclique rerum novarum (1891) du pape Léon XIII; mais aussi la dernière encyclique caritas in veritate de Benoit XVI, accueillie plutôt favorablement par la presse française, quoique parfois lue de travers. C'est encore cette même tendance, avec le concours des syndicats, qui avait bataillé, en 1906, quelques mois après le vote de la loi de séparation de l'Église et de l'Etat, pour que la République rétablît le repos dominical, qu'elle avait abrogé en 1880, soucieuse de séduire les milieux d'argent. Toute ressemblance avec des faits présents ne serait que coïncidence fortuite. Enfin, une enquête auprès des monarchistes datant de 2009 indiquait leur fort taux d'adhésion et leur implication au sein des syndicats les plus divers.
Jean-Philippe Chauvin n'a pas jugé vain de souligner que tous les secteurs économiques sont grièvement frappés par la crise (sur laquelle il s'était déjà, l'automne dernier, longuement arrêté). En premier lieu les agriculteurs, qui ne sont plus que 700 000 en France, quand ils constituaient encore, dans les années 1950, un quart de la population active française. A terme, c'est la désertification et la perte de souveraineté alimentaire du pays qui menacent. Il faut dire que la profession ne devient guère attractive: les agriculteurs ont perdu un tiers de leur revenu entre les années 2008 et 2009. Leurs produits se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à des prix quarante ou cinquante fois au dessus de leur prix d'origine, souvent, lui, en dessous du coût de production. Aussi la colère monte-t-elle (ainsi que le taux de suicide dans le milieu...), au point que notre cher président, craignant un accueil houleux, a préféré ne pas se déplacer à l'ouverture du prochain salon de l'agriculture. Une information que prophétisait déjà Jean-Philippe sur son blogue, deux jours avant son annonce !
Les salariés du secteur secondaire ne pourraient guère se trouver en meilleur point, puisque la crise s'ajoute à un vaste mouvement de désindustrialisation du pays: depuis 1980, deux millions d'emplois ont été détruits. In fine, c'est toute la classe moyenne qui "piquent" du nez, engouffrée dans une spirale de déclassement social dont elle ne voit pas bien jusqu'où le processus l'entraînera. Le chömage repart à la hausse, alors que paradoxalement, un million de postes ne trouvent pas preneur. Le problème des fins de droits inquiète, tandis que les Restos du Coeur ou encore les soupes du roi deviennent, malheureusement, très en vogue: on compterait entre 4 et 8 millions de pauvres. Les gifles que multiplient la société de consommation incapable d'offrir à tous ses promesses tapageuses entraînent déceptions, sinon extrêmismes.
Le salarié est de moins en moins « maïtre de sa peau ». Derrière le mirage des 35 heures, le temps de travail hebdomadaire repart à la hausse, rompant avec un siècle de réduction plus ou moins continue. Jean-Philippe nous a par exemple indiqué, comment dans l'éducation nationale, les effets pervers de la réduction du temps de travail se sont exprimés. Passant de 3 heures et demi à 3 heures de cours d'histoire-géo au lycée par semaine, les enseignants se sont vu proposer de prendre en main d'autres classes. Ce sont donc de nouvelles liasses de copies à corriger, et donc encore un peu de temps libre grignoté ! En outre, un quart des salariés travaillent de nos jours le dimanche, le plus souvent sans le désirer. Des députés UMP veulent encore étendre les zones à dimanche ouvrable: pendant ce temps, les familles, dont les membres ne se voient plus qu'épisodiquement (pour ne pas dire accidentellement), se destructurent.
La famille est en effet l'un des derniers endroits où les vieilles solidarités organiques peuvent encore se mettre en place. La Révolution avait jugé bon de supprimer la dîme, qui était bien souvent redistribuée aux plus misérables de la paroisse; d'interdire les corporations, les coalitions ouvrières: certes, elles survécurent peu ou prou de facto au sein des sociétés de compagnonnage au début du XIXème siècle. Mais on réprimait très durement les manifestations. C'est aujourd'hui un système de solidarité mécanique, étatique, froid qui prédomine, qui ankylose les budgets de la Nation, créant des dépendances chez des populations assistées et qui sentent trop clairement leur perte de dignité.
Face à cela, les royalistes réclament un retour à la raison des classes dirigeantes -car certains continuent de s'emplumer, en dépit des déboires économiques-, en premier lieu les copains de monsieur le président, trop concentrés dans leur lutte des places: au roi Louis XIV qui mettait fin aux malversations de Nicolas Fouquet, sans craindre de s'en prendre à un grand du royaume, a succédé Nicolas du Fouquet's, qui laisse le très honnête Bernard Tapie "récupérer" auprès du contribuable français "son" bien, parce qu'il se sent victime de lois du marché dont il fut un des grands hérauts et des grands profiteurs. Mais aussi un protectionnisme raisonnable pour ménager le tissu industriel et agricole des soubresauts de la mondialisation; la réhabilitation nécessaire du travail; et enfin, un Prince capable de trancher, au dessus des querelles partisanes sur la scène politique et féodales sur la scène économique. « Du besoin du Peuple, écrivit Pierre Boutang, naît le droit du Prince ».
FM
22:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/02/2010
Conférence : La Question sociale vue par les royalistes
Fédération royaliste de Bretagne / Cercle Luc Robet
VENDREDI 26 FEVRIER 2010, RENNES, 18H00
CONFERENCE DEBAT AVEC JEAN-PHILIPPE CHAUVIN AUTOUR DE LA QUESTION SOCIALE
Pour confirmation du lieu et de l'heure : tudry@orange.fr
20:42 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royalisme, agriculture, services, industrie, social, politique
30/01/2010
Célébrations du 217ème anniversaire du meurtre de Louis XVI à Nantes.
Dimanche 24 janvier dernier, s'est bien tenu le traditionnel moment de recueillement, à Nantes, autour de la colonne Louis XVI, observé par les personnes encore sensibles à l'odieux sort que dut souffrir le Roi martyr, mort il y a deux-cent dix-sept ans. Si jamais il fallait douter de l'ampleur de la mal-traitance que le monarque subit, monsieur l'Abbé Philippe Guépin nous fit une lecture touchante de son testament, écrit fin 1792, alors que Louis de France était dans l'incertitude quant au dénouement de son procès. Sortant de la messe prononcée en l'église Saint-Clément, nos amis MM Richard d'Amphernet et Julien de Courcelles, de l'Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire (URBVM), sont arrivés plus tardivement; ils n'en ont pas moins manqué de déposer une gerbe au pied de la colonne, et de s'adonner à des échanges sympathiques. En outre, on pouvait aussi compter sur la présence d'Oriane Borja, candidate du Front National pour les prochaines élections régionales.
Ensuite, l'URBVM a donné un déjeuner -à l'invitation duquel ont répondu présent une bonne quinzaine de royalistes- qui a débouché sur un brillant exposé de l'un de nos compagnons présentant l'état de ses recherches concernant les charniers humains constitués par les Bleus, dans le pays du Mans, au retour de la virée de Galerne, avec le sang des soldats de l'armée catholique et royale.
Plus tardivement, la réunion a laissé place, après le dessert, a un débat, parfois viril, entre les invités, avec des visions quant à la façon d'agir pour la promotion de la solution royale très différentes. Oui, le royalisme, lui aussi, est fort pluraliste !
16:48 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/12/2009
L'autre Prince Jean.
L'ironie aura voulu qu'à l'instant où le prince Jean de France, duc d'Orléans, dauphin de France, sortait son ouvrage d'entretiens accordés à Fabrice Madouas(1), la République au même moment, nous présentait son "prince" Jean. La première nouvelle aura principalement fait le tour des colonnes de Valeurs actuelles et des ondes de Radio courtoisie, tandis que la seconde a fait la une de tous les journaux: il faut dire que Jean d'Orléans n'a pas, lui, souhaité amuser la galerie, pour se faire mousser.
On peut lire sur la page Faïcebouque du président Sarkozy (on ne sait pas s'il l'a tient lui-même, ou si c'est un groupie de l"UMP qui lui improvise ses messages -prions pour la deuxième hypothèse-): "Jean a fait preuve cette semaine de grandes qualités face à un choix difficile, dans un contexte qui dépassait largement sa seule personne. Il a pris une décision sage et courageuse. Je suis fier de lui." Il n'y a pas grand mérite à avoir profité de la flagrante influence paternelle pour devenir président du groupe UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, sur un caprice, en évinçant d'un revers de la main le postulant qui était pressenti. Il n'y a pas grand mérite à avoir tenté de briguer une place de président de l'EPAD, connaissant les susdites conditions. Par dessus tout, il n'y a pas grand courage à y renoncer, et de céder ainsi à la vindicte. A son âge, le prince William tentait de se faire engager pour l'Afghanistan. Sa grand-mère, elle, conduisait des camions militaires pour servir l'armée britannique. Attention à ne pas voir du courage n'importe où, surtout quand il n'y en a nulle trace.
"La monarchie, ce n'est pas le retour aux talons rouges et aux carrosses dorés. Est-on bien sûr, en revanche, que la République ait aboli tous les privilèges? Que tous les citoyens soient égaux devant la loi? J'entends parler d'État de droit. J'ai parfois l'impression qu'il s'agit d'un État de passe-droits, où les postes ne sont pas répartis selon les mérites, mais selon les accointances." Ainsi parle Jean de France (page 216). Toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant récemment existés, ne saurait être que coïncidence fortuite. Car l'affaire Jean Sarkozy n'est pas un épiphonème, mais plutôt l'aboutissement le plus délirant de la République du copinage, sorte de Vérone où les Capulet et les Montaigu se passeraient de la paumade, avec ces cliques dont on ne se sort plus: les Mitterrand, les Giscard, Bernard-Henri Lévy, sa femme, sa fille, le fils d'André Glucksmann, etc.
Toutefois, en régime électif, on n'atteint pas la marche suprême facilement. Il y a dix ans, alors que Jean Sarkozy était un jeune garçon, l'avenir présidentiel de son père, qui venait de subir une dégelée aux européennes, n'était pas du tout tracé. Autant profiter du court quart d'heure de gloire warholien, une fois les sommets franchis, pour placer ses pions: conseil général pour le fils, promotion gratuite du disque de l'épouse, commandes publicitaires à l'ami dévoué Jacques Seguela. Un dauphin, dès sa jeune enfance, sait la fonction, ou plutôt la charge, ou mieux encore le métier (le métier du roi, écrivait Louis XIV) qui lui reviendra. Au roi, on attribue un précepteur: Fénélon, pour le duc de Bourgogne, Aristote pour Alexandre de Macédoine, etc.
Louis XIV, lui, écrivait des Instructions au Duc d'Anjou, son petit-fils. Ça donnait de bons princes au pays, qui parlaient la belle langue -et non pas le goubiboulga cousu de fautes qu'on entend aujourd'hui- qui pensaient clair et marchaient droit. Un roi n'a rien à gagner de la tambouille et de la magouille: il est l'arbitre au dessus de la nation, déconnecté des intérêts d'argent. Il ne se sert pas: il sert.
Le roi s'en va -après son dernier souffle-, mais espère que l'État demeurera toujours après lui. C'est sur ses mots que s'éteignit Louis le Grand. Le souci de la perpétuation de la France, Jean dudit pays en parle magnifiquement: "pour tout vous dire, j'aimerais assez que mon pays ne se dissolve pas dans le grand bain de la mondialisation". Des tracas qui n'ont pas l'air d'envahir plus que cela la Sarkozye, ni d'ailleurs, l'ensemble des équipes qui l'ont précédée depuis une demi-douzaine de lustres.
On préférerait se faire arracher les dents par l'héritier d'une famille de dentistes de mille ans d'existence, que par un arracheur de dents élu au suffrage universel. En politique, ça devrait être la même chose.
(1) Jean de France, un Prince français, Pygmalion, 19,50 euros
FM
21:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vive l'enfant Jésus; à bas le père Noël.
C'est de façon brusque que Notre Seigneur Jésus-Christ, agneau de Dieu, expulsa les vendeurs de babioles:"Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs." (Luc 19, 45/46). Sommes-nous en meilleur point, toutefois, deux mille ans après Sa résurrection, les pharisiens d'aujourd'hui valant bien ceux d'hier et la masse de babioles à liquider ayant surabondé? Combien d'églises un tantinet touristiques sont l'occasion pour les infidèles de déambuler lorsque l'office est donné, photographiant l'autel durant l'eucharistie, bruissant à tout va, achetant verroteries, pacotilles et on ne sait trop quoi. Les génuflexions de cette réserve catholique feront autant d'effets sur la cheminée que tels Indiens fumant le calumet de la paix. Lorsque les églises ne sont pas touristiques, elles tombent en ruine, puisque les communes ne sont pas capables de financer leur entretien. Donner des coups de hache ahuris dans le séquoia géant, laisser pourrir la forêt qu'il est censé cacher.
Le comble du délire intervient en fin d'année, à l'occasion de Noël, devenu, au fil des ans, non plus la célébration de Sa venue au monde, mais l'ultime plan de relance annuel, dernier demi-point de croissance à aller chercher avec les dents, à coup d'accumulation de gadgets ridicules; mascarade d'une vulgarité abjecte, puisqu'athéisée, donc sans aucun sens, sinon de célébrer l'existence, née d'un enchainement de coups de bol chimiques, de l'humanité. On voit des foyers illuminer de mille feux (de paille) leur demeure, lorsque Dieu, daignant se faire homme pour en partager la condition, se contentait de l'étable d'une auberge, qui avait du gratin bien plus prestigieux à accueillir dans la salle commune. Si Dieu voulait naitre de nouveau en ce monde, combien d'entre nous, d'ailleurs, Lui ouvrirait la porte; combien couperait le courant des guirlandes, pour Lui installer un radiateur électrique, le soir de Noël?
La nature a horreur du vide, toutefois, et le socle des statues d'hier ne peuvent rester infiniment vides. Les figures de la Sainte Famille, Jésus Christ-Roi, ont laissé place, dans une certaines mesures, aux idoles du temps, relayées par la crèche cathodique: Obama, Mickaël Jackson, Johnny Hallyday ("l'idole des jeunes"), le dernier phouteballeur à la mode, sans compter le Père Noël, premier mensonge dans lequel les parents souhaitent éduquer leurs enfants; Père Noël, allégorie sublime de la goinfrerie consumériste, de la pseudo-égalité destructrice qui a abattu les inégalités protectrices, de l'iniquité démocratique libérale qui promet à tous ce que tout le monde ne peut s'offrir, alors que le Christianisme, lui, est la religion des plus humbles (et même une religion d'esclaves), et de ceux qui donnent leur bien et leur vie, pour Dieu.
Les marchands ne s'encombrent plus: c'est bien le Temple, cette fois-ci, qu'il faut expulser. L'Église, dernière entrave à la jouissance et à la fornication mondialisée -l'humilité et la retenue n'étant point bonnes pour la consommation-, Sa Sainteté le Pape, appendice gênant de l'ancien monde que l'on bat comme un chien lorsqu'il a le malheur de ne pas donner sa bénédiction aux caprices d'un temps, sont la seule subversion possible et imaginable, face à la débandade libérale et à la décadence libertaire, têtes d'un même hydre qui font semblant de se regarder en chien de faïence, pour alimenter la kermesse électorale.
F. Magellan (21-XII-2009)
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17/12/2009
En savoir ou pas, à propos de l'enseignement de l'histoire-géo
Par Jean-Philippe Chauvin, professeur d'histoire-géographie de l'enseignement public
L’histoire-géographie est l’objet de vifs débats entre le ministre de l’Education nationale Luc Chatel et les professeurs eux-mêmes, et ces derniers se sentent un peu isolés malgré le soutien de brillants intellectuels au maintien de cette matière obligatoire en Terminale S. Isolés parce que les fédérations de parents d’élèves et les syndicats lycéens, de droite comme de gauche, applaudissent à la suppression annoncée et voulue par le Ministère, à la suite des propositions de M. Richard Descoings, président de Sciences-Po (qu’il a transformé, au nom de la modernité, en simple école de commerce, selon l’avis de plusieurs enseignants de l’institution de la rue Saint-Guillaume) et l’un des représentants de « l’ouverture » voulue par M. Sarkozy.
Mais il y a un autre aspect de la réforme que les médias et les professeurs eux-mêmes ont peu évoqué : c’est la suppression des heures de modules en classe de Seconde… De quoi s’agit-il ? Simplement des heures durant lesquelles les élèves apprennent les méthodes de travail et d’étude nécessaires à la préparation de l’épreuve du bac et des concours post-bac ! Pour ce faire, la classe est alors divisée en deux groupes qui, par alternance, suivent ces cours de méthode, forcément utiles pour la suite des études en histoire-géographie et la réussite aux différentes épreuves prévues dans le cycle scolaire et universitaire.
Or, le Gouvernement supprime sans sursis ces heures, pourtant bien utiles et cela dans l’indifférence quasi-générale ! Les fédérations de parents d’élèves FCPE (Gauche) et PEEP (Droite libérale), si promptes à dénoncer le « corporatisme des enseignants », ne protestent pas contre cette mesure de réduction des heures d’histoire-géographie en Seconde alors qu’ils ne cessent d’invoquer « l’intérêt des élèves » : drôle de conception de ce fameux « intérêt » dont je ne suis pas sûr qu’elles sachent ce qu’il est réellement !
Ce que je retiens des projets du Ministère, au regard de cette réorganisation qui n’est qu’une petite manœuvre à la fois comptable et électorale, c’est que les élèves n’y gagneront ni en matière ni en méthode, et que le niveau des connaissances et des moyens de compréhension du monde de ceux qui en sont pourtant les futurs héritiers risque d’emprunter une pente de plus en plus raide…
Triste sort pour cette matière scolaire dont je me veux un serviteur dévoué et passionné, non pour les beaux yeux du Ministère mais pour les élèves auxquels j’ai la chance d’enseigner !
Sans doute la République n’a-t-elle plus besoin de professeurs d’histoire-géographie, leur préférant quelques substituts de type Wikipedia, par exemple…
Oui, décidément, triste, bien triste…
20:47 Publié dans Formations/informations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire-géographie, éducation nationale, enseignement, réforme, jean-philippe chauvin, royalisme
Copenhague, acte deux...
Négociations et marchandages vont bon train à Copenhague, mais ce Sommet sur le climat va-t-il vraiment changer la donne et permettre de véritables avancées sur la question environnementale ? Rien n’est moins sûr. Certes, ce Sommet n’aura pas été totalement vain car sa médiatisation, forte surtout en Europe, aura sans doute aidé à une certaine prise de conscience des dangers d’une consommation effrénée et « illimitée » des produits de la terre, sous toutes leurs formes. Mais, dans la pratique, les habitudes consuméristes et « consumatrices », terme qui conviendrait bien à la situation de nos sociétés énergivores, sont loin d’avoir cédé la place à la sobriété raisonnable que semble commander aujourd’hui l’état des ressources de la planète. Sobriété qui n’est pas privation mais meilleure utilisation de ce qui est : est-il en effet normal que 40 % de l’alimentation disponible aux Etats-Unis soit purement et simplement jetée ou détruite, et cela au moment même où plus d’un milliard de personnes souffrent de sous-alimentation dans le monde ? (1)
D’autre part, ce Sommet aura révélé quelques hypocrisies et quelques manœuvres qui montrent que certains, dans une logique à court terme, ne cherchent qu’à déplacer sans le résoudre le problème des pollutions climatiques : ainsi, lorsque les pays de l’Union européenne s’engagent à diminuer de 30 % leurs émissions de gaz à effet de serre, ils oublient d’y inclure les entreprises européennes implantées (délocalisées le plus souvent, pour vendre à bas coûts leurs produits en Europe…) dans les pays du Sud tout en priant la Chine et l’Inde (entre autres) de diminuer, non plus leurs rejets de produits polluants dans l’atmosphère (les pays du Sud s’y refusent pour des raisons liées à leur propre développement), mais leur « intensité carbone », c’est-à-dire de diminuer le taux de carbone rejeté par unité produite. Or, cela n’est évidemment pas suffisant pour garantir l’avenir mais les pays de l’UE, comme les Etats-Unis d’ailleurs, veulent ainsi continuer à pouvoir consommer sans payer plus maintenant, en laissant donc aux générations suivantes le soin d’affronter les difficultés environnementales et climatiques… On touche là à la logique de la Société de consommation, à cette spirale infernale du « Consommer pour produire » qui oublie de prendre en compte les limites de la nature et qui risque de mener, un jour, à l’effondrement dramatique des sociétés humaines ou à leur confrontation brutale, avant même des catastrophes climatiques dont on ne sait pas grand-chose malgré les projections apocalyptiques de certains qui jouent à se faire peur sans chercher à faire jouer, d’abord, leur intelligence et leur raison.
Il n’est pas inutile de revenir à ces propos écrits au siècle dernier par Charles Maurras et qui méritent d’être, aujourd’hui comme demain, entendus : « Non, la nature, non, le jeu spontané des forces naturelles ne suffisent pas à établir l’équilibre économique.
Mais prenons garde ; ces lois, auxquelles il serait fou de vouer une confiance aveugle et mystique, il serait encore plus fol de les négliger.
Cultivons, tourmentons, forçons même l’ample et bizarre sein de la vieille nature, ajoutons à ses forces nos forces et notre sagesse, notre prévoyance et notre intérêt, doublons-les partout de nous-mêmes. Mais sachons que nous ne commanderons aux choses qu’à la condition de leur obéir. Moissonner en hiver, vendanger au printemps, voilà l’impossible. Avant de moissonner et de vendanger, connaissons le temps naturel des vendanges et des moissons. Et, si nous voulons influer en l’améliorant sur l’ordre économique, connaissons-le. Par-dessus tout, appliquons-nous bien à n’en méconnaître aucun fait essentiel. Nous payerions comme toujours ces oublis et ces ignorances ou plutôt notre peuple payerait notre grande erreur. »
Ce que Maurras évoquait pour l’économie est aussi valable pour l’environnement et doit nous rappeler qu’ « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant », règle simple que les Etats devraient inscrire en tête de toute déclaration finale de ce Sommet de Copenhague s’ils en étaient véritablement conscients… Et, malheureusement, si le pire n’est jamais certain, il semble bien que nous soyons encore loin du meilleur…
Notes : (1) : chiffre tiré de l’enquête scientifique publiée dans la revue états-unienne « PLOS One » de novembre 2009.
20:44 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, réchauffement, climat, politique, écologie royaliste, royalisme, charles maurras
Copenhague 1
A partir du 7 décembre se tient à Copenhague le Sommet sur le changement climatique, en présence de la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement des grandes pays de la planète : il est vrai que les enjeux sont d’importance puisqu’il s’agit de chercher et de trouver des solutions aux problèmes posés par des activités humaines énergivores et polluantes dont les conséquences ne sont pas toutes connues même si certaines apparaissent hautement et dangereusement probables… En fait, les tractations entre puissances ont déjà commencé depuis quelques mois, et celles-ci sont d’ailleurs fort révélatrices des nouveaux rapports de force sur la planète : Chine et Inde sont les pays les plus courtisés par les pays européens pour limiter leurs rejets de gaz à effet de serre, alors même que les puissances émergentes sont en pleine ascension économique ou, plutôt, en pleine affirmation de leur nouvelle puissance, et qu’ils voient les négociations sur le climat comme une manœuvre des pays occidentaux destinée à freiner, au nom de grands principes moraux et environnementaux, cette redistribution des cartes en cours sur la planète…
Ce Sommet va-t-il faire avancer les choses ? Les pays européens, et leurs opinions, ont pris conscience du problème climatique. Cela signifie-t-il qu’ils sont prêts, les uns et les autres, à faire quelques « sacrifices » ? Malgré les intentions affichées et les grandes promesses, malgré les attitudes plus responsables des Etats comme des populations, il n’est pas certain que les mesures destinées à limiter les rejets de gaz à effet de serre soient populaires et bien acceptées par les consommateurs : le cas récent de la taxe carbone en France désapprouvée par une grande partie de l’opinion montre la difficulté qu’il y a à passer de la déclaration de principe à la pratique… Et pourtant ! Si elle n’est pas entièrement satisfaisante, cette taxe a au moins le mérite de pousser à la recherche de nouveaux modes de déplacement et à une meilleure gestion (collective comme individuelle) de ceux-ci pour diminuer leur impact environnemental. On imagine aisément que, si cette mesure anodine et relativement indolore (cela dépend évidemment des revenus des personnes concernées) a tant de mal à passer, des mesures plus avancées pour limiter les consommations d’énergies, de matières premières, etc., risquent de se heurter à la bronca des consommateurs et de la grande distribution. La difficulté est surtout de mettre en place une politique de réduction des consommations qui ne soit pas considérée comme une dégradation d’un niveau de vie, trop souvent confondu encore avec la quantité plutôt qu’avec la qualité…
La Chine, l’Inde et le Brésil (ce dernier pays s’affirmant lui aussi comme une nouvelle puissance économique soucieuse de jouer sa partition écologique) sont bien conscients des problèmes climatiques de demain, mais ils ne veulent pas sacrifier leur développement actuel à des contraintes dont ils estiment qu’elle répondraient, tardivement d’ailleurs, à des attitudes de consommation et de gaspillage des pays du Nord, et ils s’appuient pour argumenter leur défense sur le niveau de rejet de gaz à effet de serre, non par pays (car, dans ce cas, la Chine vient de ravir la première place aux Etats-Unis...) , mais par habitant, car, dans ce cas-là, ils sont largement en deçà des niveaux des pays du Nord : « l’empreinte écologique » des habitants de nos pays d’Europe ou occidentaux est très supérieure, non seulement à celle des Chinois ou des Indiens, mais à ce qui est raisonnable pour assurer la survie même de la planète.
Il y a aussi l’attitude ambiguë des Etats-Unis qui, malgré le succès des théories d’Al Gore sur le changement climatique et des films catastrophes sur ce sujet comme « Le jour d’après », continuent à penser que leur modèle de développement et de consommation « n’est pas négociable » selon la formule célèbre de l’ancien président Bush : M. Obama se rend à Copenhague en sachant fort bien que les mesures qui y seront prises ont peu de chances d’être ratifiées par le Sénat états-unien… Ce double jeu des Etats-Unis risque néanmoins d’être peu apprécié par les autres puissances mais il n’est pas non plus certain, à moyen terme, que cette stratégie soit payante, ne serait-ce que parce que les Etats-Unis ont de moins en moins les moyens de leur politique… et de leur consommation !
Quant à la France, si les intentions de M. Borloo et celles avancées par le Grenelle de l’environnement sont fort honorables, il n’est pas certain, là encore, que la volonté politique puisse, ou veuille, s’imposer (et parfois s’opposer) aux intérêts économiques des grandes sociétés et de la grande distribution dont la responsabilité dans les processus de production et de consommation est encore trop négligée, à tort : « l’hyperconsommation » qui est désormais le propre d’une société de consommation comme la nôtre continue de développer sa logique périlleuse à terme, autant sur le plan environnemental qu’elle l’est sur le plan moral ou spirituel, celle du « Consommer pour produire », fort bien dénoncée en son temps par l’essayiste royaliste Pierre Debray. D’autre part, sa stratégie de « séduction » poursuit ses ravages, en particulier dans les jeunes générations : au-delà du symbolique téléphone portable aux déclinaisons multiples et constamment renouvelées, devenu un « besoin » quand il n’était à l’origine qu’un « gadget », c’est tout un système de pensée et de valeurs qu’il faut remettre en cause, et il n’est pas sûr que nos sociétés en soient capables ou en aient la volonté. Dans ce cas, c’est au Politique d’intervenir et d’agir, « avant qu’il ne soit trop tard ». Mais, une République qui s’appuie sur des clientèles électorales qu’il faut savoir ménager pour conserver le Pouvoir peut-elle engager de grands projets environnementaux sur le long terme et faire comprendre que quelques efforts sont nécessaires pour préserver ce qui doit l’être ? D’autre part, peut-elle s’engager pour une politique de sobriété consumériste quand la tête de l’Etat elle-même semble plus préoccupée par les apparences et le « bling-bling » que par les « œuvres de la nature » ?
Copenhague, en somme, n’est qu’une étape dans un processus plus long et lent de prise de conscience générale du fait que « les hommes ne peuvent commander à la nature qu’en lui obéissant » : mais c’est au Politique de jouer son rôle de protection des intérêts communs, au sein de chaque Etat ou groupe d’Etat, au contact et avec le consentement (qu’il faudra susciter et cela ne sera pas toujours facile…) des populations concernées. Aux Etats et aux gouvernements, et non à une dangereuse gouvernance mondiale qui se parerait des vertus écologiques pour mieux imposer sa globalisation qui, en définitive, oublierait ou nierait ce qui fait la nature des hommes et, au-delà, de leur environnement…
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14/12/2009
Conférence : le pouvoir royal chez les Celtes
Ce vendredi 11 décembre 2009, à l'initiative de l'Union Royaliste Bretagne-Vendée militaire, c'est tenue à Nantes une conférence de Thierry Jolif ayant pour thème "Le pouvoir royal chez les anciens Celtes".
Devant un auditoire malheureusement clairsemé, Thierry Jolif a exposé en termes simples, mais non simplistes, la conception équilibrée du pouvoir royal chez les anciennes populations celtiques de l'Europe. Chacun a ainsi pu mesurer les apports de la civilisation celtique à la conception du pouvoir royal mais aussi les grandes différences qui, depuis, leur "règne", se sont marquées dans l'histoire de la royauté et de la monarchie au sein de ce territoire charnel que fut la Gaule et qui est aujourd'hui la France.
Le cocktail qui suivi fut l'occasion d'approfondir encore les nombreuses questions d'un auditoire attentif autant qu'attentionné.
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Conférence du 28/10/2009
Mercredi 28 octobre s’est tenue une conférence-discussion à Rennes sur le thème de « la crise », animée par Jean-Philippe Chauvin, à l’invitation de la Fédération Royaliste de Bretagne. En voici quelques notes, extraites de cette réunion qui, avec les nombreuses et intéressantes interventions des participants, a duré presque deux heures, sans pour autant épuiser totalement le sujet :
« L’étymologie du mot « crise » nous apprend que celui-ci signale une séparation entre un « avant » et un « après », ce que le théoricien marxiste Gramsci résumait en assurant qu’elle « est ce qui sépare le vieux du neuf ». En fait, celle que le monde voit rouler et se dérouler depuis quelques années, peut aussi être comprise comme le transfert de richesses et de puissance des pays du Nord, anciennement industrialisés, vers ceux du Sud, en fait plus exactement les puissances dites « émergentes » (mais le terme, dans ces cas-là, commence à dater un peu…), soit la Chine, l’Inde, le Brésil… Dans toute crise, il y a des gagnants et des perdants ! Doit-on y voir, aussi, l’application idéologique d’une forme de « darwinisme » économique et social à l’échelle de la planète ?
Pour autant, la crise, apparue bien avant la faillite de la banque Lehman Brothers à l’automne 2008, est multiforme : financière, économique mais aussi sociale, voire politique et géopolitique. Elle apparaît, pour nombre d’observateurs, comme révélatrice des déséquilibres d’un monde qui se veut global, au détriment parfois des équilibres internes des continents et des nations. Est-elle une « crise du système » capitaliste, libre-échangiste et consumériste ? Elle semble plutôt être une « crise systémique » qui, en soi, ne remet pas en cause le capitalisme lui-même ni la société de consommation mais se contente de les « purger » ou de redistribuer les cartes, cette fois au détriment de nos pays et de nos populations… On peut peut-être le regretter mais il semble bien que cela soit ainsi, et peu de nos concitoyens remettent en cause l’esprit même du capitalisme libéral malgré quelques grincements de dents : pas de révolution à l’horizon, semble-t-il !
L’actuelle redistribution des cartes au plan mondial se fait au bénéfice des puissances émergentes, et que le G8 ait définitivement cédé la place au G20 en est un indicateur non négligeable : cela cache-t-il un G2 Chine-Etats-Unis qui est souhaité beaucoup plus par Washington que par Pékin ? Ce n’est pas exclu…
Face à cette crise multiforme (qui prend parfois aussi des aspects de « crise de civilisation », même si nos concitoyens n’en ont pas encore conscience), que faire ?
L’Union européenne, pour l’heure, semble peu réactive en tant que telle, et ce sont les pays membres qui, par des politiques de relance et d’endettement, affrontent réellement les problèmes. Le temps du « libéralisme sans contraintes » est, apparemment (je précise bien « apparemment » : reste à voir ce qu’il en sera sur la durée), dépassé et c’est plutôt au retour de l’Etat-pompier auquel on assiste, avec des « dérives déficitaires » parfois inquiétantes, faute de politique vraiment fondée sur le « long terme » dans la plupart des cas, en particulier en France.
La France n’est pas épargnée par la crise et ses conséquences, en particulier sociales, avec la montée de la précarité et l’augmentation du chômage, principalement dans le domaine industriel, d’où un sentiment de malaise et d’inquiétude, voire d’amertume et de révolte, d’une révolte qui a du mal à trouver une traduction politique concrète.
Les royalistes pourraient se contenter de se joindre au fatalisme ambiant et renoncer à toute réflexion sur ce sujet, en attendant la reprise tant annoncée… cela ne correspond ni à leur tradition ni à leur politique, heureusement ! D’où, au-delà des analyses sur la crise, la volonté de trouver des solutions réalistes mais aussi imaginatives, tout en respectant le principe fondamental, rappelé aussi par la récente encyclique pontificale : « L’économie doit être d’abord au service des hommes, et non l’inverse ».
La politique monarchiste tient en quelques propositions simples, qui ne cherchent pas à « faire système » mais plutôt à « faire force » pour le pays et son économie :
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Néocolbertisme intelligent et adapté aux réalités du moment, dans lequel l’Etat n’est pas le « patron » mais bien plutôt celui qui lance les projets et l’impulsion, qui aide et arbitre, qui fixe des cadres et quelques objectifs simples mais laisse la direction aux entrepreneurs (sous réserve qu’ils acceptent le cadre général fixé par l’Etat) ;
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Protectionnisme modulé selon les domaines et les cas, qui s’appuierait sur une relocalisation partielle de la production industrielle et agricole, mais aussi des industries de transformation, en particulier alimentaires, et sur la protection des secteurs aujourd’hui menacés par la concurrence déloyale des multinationales qui produisent à bas coût et sans souci social.
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Aménagement du territoire qui chercherait à maintenir les équilibres au sein du pays et à revitaliser, par le redéploiement rural (entre autres), des zones aujourd’hui désertifiées ou en déshérence démographique : les nouvelles technologies, qui doivent être accessibles en tous les points nécessaires du territoire national, peuvent permettre de « désurbaniser » une partie des emplois du secteur tertiaire, par exemple.
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Politique de grands projets et de grands travaux, qui peuvent utilement compléter les propositions évoquées précédemment : la « grande gare internationale de Paris » qui permettrait de relier les différents réseaux ferroviaires passant par la capitale pourrait être un de ces grands projets, tout comme la construction de nouveaux porte-avions qui seraient bien utiles en cette période de montée des tensions internationales et permettraient, au-delà de la finalité de Défense, de maintenir l’activité de nombreux ports et chantiers navals ; etc.
Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais encore faut-il que le pouvoir politique d’Etat ait la volonté et, au-delà, la durée suffisante pour mener à bien ces projets et cette stratégie : la République, au regard de son état actuel et de ses limites électorales, est-elle la mieux placée et la mieux adaptée pour relever les défis de la crise ? Poser la question, c’est déjà y répondre… Le philosophe Michel Serres insistait, il y a quelques temps, sur la nécessité d’une « politique du long terme », politique qu’il voyait entravée par les constantes bagarres, querelles d’ego et combats de coqs pour la magistrature suprême de l’Etat. En inscrivant le temps de l’Etat, en sa tête, dans la durée et par la continuité, la Monarchie, à défaut de résoudre d’un coup de sceptre magique les problèmes du pays et du monde, donnerait plus de force à l’Etat et à la nation ainsi incarnée pour résister aux tempêtes qui soufflent, mais aussi à celles qui s’annoncent…
21:59 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royalisme, crise, jean-philippe chauvin, af, fédération royaliste de bretagne, rennes
23/10/2009
Réunion : "La crise, analyse royaliste"
CE MERCREDI 28 OCTOBRE A PARTIR DE 18H00 A RENNES, REUNION SOUS L'EGIDE DE LA FEDERATION ROYALISTE DE BRETAGNE :
LA CRISE, ANALYSE POLITIQUE ROYALISTE
AVEC JEAN-PHILIPPE CHAUVIN, ENSEIGNANT, CANDIDAT ROYALISTE AUX ELECTIONS EUROPEENNES de 2009.
LIEU COMMNIQUE SUR DEMANDE à tudry@orange.fr
22:50 Publié dans Evénements/manifestations. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rennes, royalisme, royaliste, action française, restauration nationale, jean-philippe chauvin, bretagne
30/05/2009
Européennes : tribune de JP Chauvin
22:05 Publié dans Politique. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, alliance royale



















