« Première permanence | Page d'accueil | LA MONARCHIE ? POURQUOI FAIRE ? »
30.10.2006
Combats pour une Bretagne catholique er rurale
Le professeur David Bensoussan (enseignant d'histoire en khâgne au lycée Chateaubriand et à l'IEP de Rennes) consacre un savant ouvrage aux droites bretonnes de l'entre deux guerres.
Longtemps, la Bretagne est demeurée un bastion du catholicisme - la pratique religieuse y était bien supérieure à la moyenne nationale - et des droites. Délaissée par Paris, archaïque dans ses structures sociales, très majoritairement agricole, marquée par la Révolution française - ou du moins par la centralisation découlant du jacobinisme -, cette province au particularisme prononcé est passée pour réactionnaire jusqu'aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale - seules quelques grandes villes plus ou moins industrialisées votaient un peu plus à gauche. (Ce n'est d'ailleurs pas à la suite d'une quelconque «conversion» aux idées socialistes que la Bretagne a par la suite évolué, mais à cause de la mutation intervenue dans les milieux religieux : syndicalisme agricole chrétien, Action catholique, etc. ; ce passage serait plutôt un passage à la deuxième gauche). A l'échelle d'une large fraction, cohérente, du territoire français, et d'une période où les comportements politiques en profondeur évoluent peu, David Bensoussan étudie avec minutie et esprit de synthèse en même temps le comportement des élites comme celui des gens de la base, simples électeurs. Aux éditions Fayard, 658 p, 32 euros. Nous espérons bien publier d'ici peu un compte rendu détaillé et critique, de cet important ouvrage, avec l'aide de notre ami Jean-Philippe Chauvin. |
18:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
















Commentaires
Ce livre est très riche et apporte de nombreuses informations sur l'histoire et la nature du royalisme, d'AF ou non, en Bretagne. Bien sûr, il est très inspiré, me semble-t-il, par un esprit d'analyse "bourdieusien", tout comme le livre de Goyet sur le comte de Paris, mais cela n'est pas le plus important. On sent aussi que l'historien n'a pas de tendresse particulière pour l'AF, ce qui n'enlève rien à la rigueur de ses analyses, qu'il me faudra parfois évoquer et éventuellement corriger dans mon prochain compte-rendu.
Ecrit par : J.-P. Chauvin | 15.11.2006
Merci "braz" Jean-Philippe; bon courage pour cette lecture "ardue" et ... on compte sur toi !!
Ecrit par : SR Breizh-Uhel | 15.11.2006
Les commentaires sont fermés.