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19.05.2007
Autour de C. Maurras
Un entretien avec Stéphane GIOCANTI, autour de son ouvrage sur C. Maurras ...
http://maurras.net/2007/05/15/une-emission-de-radio-sur-charles-maurras/
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10.05.2007
Ultralibéraux versus ultralibertaires
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, plusieurs nuits de violence ont animé les rues de Rennes, avec les habituels feux de poubelles et incendies de voitures, les classiques destructions de vitrines et slogans " révolutionnaires "…
Ainsi, le suffrage universel n’assure plus, aux yeux de certains contestataires, la légitimité : ce langage pourrait trouver chez les royalistes, qui placent la légitimité hors du jeu électoral, un certain écho si cette contestation n’était aussi dirigée contre l’existence même de l’Etat et contre toute idée qui n’est pas dans la " ligne " de leur " révolte ". D’autre part, les violences inconsidérées, par leur côté plus destructeur que véritablement porteur d’un message, sont, non pas une remise en cause de la société de consommation ou du matérialisme, mais une mise en scène du " spectacle " de la révolte, qui néglige de penser celle-ci et la société qu’elle est censée dénoncer…
De plus, la confusion intellectuelle des manifestants, anarchistes ignorants des libertés ou gauchistes oublieux des réalités sociales mais aussi jeunes en déshérence politique (et ce sont ces derniers qui peuvent être intéressants car " en recherche " et, donc, accessibles à la réflexion politique fondatrice que porte le royalisme contemporain), ajoute à leur discrédit : quel gâchis ! En brûlant des voitures, et pas forcément celles des " capitalistes " ; en cassant les devantures des petits commerçants plutôt que celles des enseignes de la Grande distribution ; en hurlant contre un fascisme imaginaire et fantasmagorique, véritable alibi de leur propre intolérance, ces contestataires se trompent de colère, et de cibles ! Au risque, d’ailleurs, de renforcer ce qu’ils assurent combattre…
Ainsi, du désordre des nuits incendiaires peut naître l’appel à l’ordre " bleu luisant " de la République, sarkozienne ou bruxelloise…
Il nous appartient, non pas de défendre une société qui n’a comme cathédrales que ses banques et comme dieu que l’Argent, mais de dévoiler, à ceux qui doutent sincèrement et cherchent l’espérance au-delà de la révolte, les conditions de la justice et de la liberté, celle qui ne se renifle pas mais se respire.
Et relire les pages d’un Georges Bernanos, celles de " La France contre les robots " en particulier, les faire lire à ceux qui ne supportent plus les casseurs comme à ceux qui n’aiment plus cette société de la désespérance, voilà qui peut constituer une réponse intelligente à la bêtise, qu’elle soit ultralibérale ou ultralibertaire…
09:58 Publié dans Politique. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique; élections; incidents; royalisme; révolution; émeutes










