25.02.2008

Calcul

Nos politiciens républicains aiment bien la polémique, surtout celle qui s'avère stérile, celle qui fait beaucoup de bruit mais pas trop longtemps ... d'un camp à l'autre on nous répète que non et que la polémique ça vient toujours de l'autre bord -les méchants qui font rien comme il faut-, alors, au lieu d'aller tater l'arrière train des charolaises, des gorets ou autre hamster, ou de faire des gorges chaudes à propos de tel ou tel mot présidentiel proposons à tous de se remettre à leurs bureaux pour ce petit calcul simplissime :

Chiffres issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale :

(Rappelons que le déficit représenté par le soi-disant (et trop fameux) "trou" de la Sécu s'élève à 11 miliards d'euro)

Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards

Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards

Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards

La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards   

La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards

Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards

Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards

Allez faites vous-mêmes le calcul ... et passez un coup de fil à vos députés-maires avant les élections ...


                                                                                                       

21.02.2008

L'oubli des Chrétiens d'Orient

8382e033952834f3a91f0b93d239aa79.jpgEn ces périodes de bouillonnement des Proche et Moyen-Orients, on peut regretter que vu d'Occident, et surtout à travers les médias, une part importante du paysage culturel et politique de ces régions nous échappe. C'est en fait une part de la population de ces nations dont la faiblesse numérique ( 10 millions à peu près ) n'est rien au regard de l'importance historique, politique et culturelle que leurs concitoyens accordent encore à cette minorité. Dans le monde musulman en effet, quel occidental, s'il n'est personnellement intéressé, ou grand spécialiste de la question, connaît aujourd'hui le rôle capital que jouent les Chrétiens d'Orient ?
Ce fut donc une agréable surprise que de trouver une ( trop ) courte analyse de leur situation en première page de « Ouest France » qui accordait sa tribune « point de vue » au médiologue Régis Debray. Si l'article pose les bonnes questions, le sujet est bien trop vaste pour être traité dans les quelques lignes qui lui étaient accordées. Or, il est capital de bien comprendre pourquoi ces populations sont des « catalyseurs » si importants pour le monde musulman, et pourquoi leur rôle est si mal compris en Europe.


Irak, Palestine, Iran, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte... nous retrouvons ces noms en « unes » de nos quotidiens trop souvent, ces pays sont le théâtre des conflits ou des tensions les plus caractéristiques du monde musulman, et quel que soit la situation, que le conflit semble opposer l'Occident « américanisé » (et non plus chrétien malheureusement ) ou Israël -qui l'est tout autant- à l'Islam, ou bien les Chiites aux Sunnites, ou bien l'Islam « modéré » au fondamentalisme comme en Égypte ou les tensions sont chaque jour plus violentes... dans tous ces schémas on retrouve des communautés Chrétiennes qui ont joué le rôle de « tampon » depuis des siècles tandis que, par ailleurs, ils devaient lutter quotidiennement pour leur liberté religieuse.
Ils sont encore aujourd'hui considérés par leurs compatriotes musulmans comme des îlots d'espérance, des catalyseurs de modernité ( tout comme dans l'Islam médiéval, leur génie et leurs lettres les faisaient protéger des grands et leur faisaient accorder la liberté de culte ). On pressent qu'en Palestine ou au Liban en particulier, ils pourraient être des intermédiaires miraculeux, et l'on ne comprend pas qu'ils soient, sur décision occidentale, écartés des jeux diplomatiques, qu'ils n'éveillent que méfiance chez les décisionnaires occidentaux. Tandis que dans le reste du monde musulman comme en Irak, ils se retrouvent -de par leur constante neutralité dans les conflits de l'Islam, et ayant perdu au profit d'un Occident représenté par une Amérique pourtant honnie le rôle de « juge » que leur apportait cette neutralité- les premières victimes des conflits, victimes dont le témoignage est inlassablement rappelé aux chrétiens d'Occident par l'Oeuvre d'Orient.

Pourquoi donc cet abandon des puissances occidentales qui condamnent aujourd'hui ces populations chrétiennes, pourtant ferment culturel des nations islamiques ? Régis Debray donne cette phrase lapidaire et pourtant assez juste: ils seraient « trop chrétiens » pour les progressistes occidentaux, et cependant « trop arabes » pour les autres décideurs... on pourrait préciser « trop catholiques orientaux » pour les Anglo-Saxons ( en effet, la foi des chrétiens d'Orient combine ce qui est le plus de nature a nous émerveiller nous dans le catholicisme et l'orthodoxie, et qui est pour les protestantismes anglo-saxons « horripilant » ).
On sait comme nos médias et nos politiques, s'adressant à la masse qu'ils sous-estiment un peu plus chaque fois qu'ils prétendent lui donner des pouvoirs nouveaux, aiment à construire des schémas simplistes. Ainsi, après les absurdités des premières tentatives pour « caser » les Chrétiens orientaux dans ces jeux d'enfants ( on se souviendra avec dégoût des discours lors de la guerre civile Libanaise, visant à faire passer le Hezbollah et le fondamentalisme islamique pour une force progressiste tandis que l'on s'échinait à trouver chez les chrétiens libanais quoi que ce soit de passéiste ou de trop traditionaliste au goût de nos « crétins d'Occident » bien-pensant, qui ne peuvent voir le christianisme que comme un ennemi de la modernité ), il a paru certainement plus sage de les faire "disparaitre" de la face médiatique du globe.

Résultat: alors que les Palestiniens et les Libanais considèrent « leurs chrétiens » comme des « frères » (rappelons-nous la présence de Yasser Arafat au coté de sa femme chrétienne à la messe de Noël avec l'approbation silencieuse de la population musulmane ) ; alors que les ennemis du Liban, un peu plus réfléchis que ses alliés occidentaux, savent quel gain il y a à frapper les personnalités chrétiennes ; chaque jour un peu plus, nos gouvernements, en imposant à l'Islam leur vision du « choc des cultures » Islamo-Chrétien, sapent l'influence de ses Eglises millénaires, amènent avec la complicité des Islamistes à les présenter comme des « suppôts du grand Satan ». Les condamnant ainsi, il faut bien le dire, à mort, la « tolérance » religieuse de l'Islam étant une constante bien connue des chrétiens -interdits de Culte en Arabie Saoudite ou massacrés en Indonésie...

Une politique étrangère capétienne, confrontée aux problèmes du Moyen-Orient aurait su préserver le rôle d'intermédiaire de ces Églises, tout comme il avait été préservé même au cœur des conflits armés entre Islam et Chrétienté que furent les croisades... Triste constat que celui de l'élimination programmée d'un ami de toujours alors même que tout est fait pour tenter (mais comme un enfant qui joue avec une fourmilière ) de jouer à leur place la partition qui est la leur depuis deux millénaires.

07.02.2008

L'Europe mérite la vérité !

L’Europe mérite la Vérité
Par Jean d’Orléans, Duc de Vendôme



L’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.

Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?

J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.

Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».

Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité

30.11.2007

Contre le nouveau traité européen, contre la trahison

Ecrivez à votre député et à votre sénateur !

En vous inspirant du modèle de lettre ci-dessous écrivez à votre député et à votre sénateur afin de le leur faire connaître l’analyse que tout esprit objectif peut faire quant au projet de nouveau traité européen. Il importe que ces Messieurs et ces Dames, bientôt réunis en Congrès, sachent que leur vote sera regardé comme une manifestation de patriotisme ou comme un acte de trahison du peuple français.

(initiative découverte chez nos amis de l'Union Royaliste Bretagne-Vendée Militaire)

Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le Sénateur

Vous allez être convoqué en Congrès à Versailles, dans les prochaines semaines, pour donner votre aval à une nouvelle révision de la Constitution, rendue nécessaire par la volonté de la Présidence de la République de faire ratifier au plus vite le nouveau traité sur l'Europe. Il vous sera ensuite demandé de procéder à cette ratification par le vote d'une simple loi.

Or, le contenu de ce traité est exactement le même, si l'on excepte son délai d'application repoussé à 2014, que celui du projet de Constitution pour l'Europe, rejeté massivement par les Français le 29 mai 2005. Cela est attesté d'ailleurs de la manière la plus claire par le mandat donné, à l'issue du Conseil européen du 23 juin 2007, à la nouvelle CIG (conférence intergouvernementale) qui vient d'achever ses travaux à Lisbonne : " Le concept constitutionnel, qui consistait à abroger tous les traités actuels pour les remplacer par un texte unique appelé " Constitution ", est abandonné ; le traité modificatif introduira dans les traités actuels, qui restent en vigueur, les innovations découlant des travaux de la CIG de 2004, de la manière décrite en détail ci-dessous " (Mandat à la CIG, I-1) ". Or, les travaux de la CIG 2004

avaient justement abouti à l'adoption du projet de Constitution de 2005.

Ce mandat a été parfaitement respecté : souvent au mot près, les textes qui devaient figurer dans la Constitution figurent dans le nouveau projet. D'ailleurs, pour les questions les plus importantes, le mandat indiquait lui-même la formulation à retenir dans le nouveau texte ! Seule la présentation extérieure change donc : ce queles Français ont rejeté, il vous est donc demandé de l'avaliser contre leur volonté, ce qui ne s'est jamais vu dans quelque régime démocratique que ce soit !

On vous dit que le scrutin présidentiel est passé par là : c'est totalement inexact. Car M. Sarkozy avait parlé d'un simple traité simplifié, censé n'avoir d'effet qu'à la marge, pour permettre un fonctionnement minimum des institutions. Il l'avait affirmé de la manière la plus nette, à Bruxelles, le 8 septembre 2006, dans son discours programme sur la question : " Nous ne pourrons pas faire voter les Français et les Néerlandais une deuxième fois sur un texte identique, tant leur premier vote a été clair. Et, en tout état de cause, nous savons que, parmi les Etats qui ne se sont pas encore prononcés, plusieurs n'ont aucune intention de le ratifier. La France, quant à elle, doit à ses partenaires la clarté. En tout cas, pour ma part, je ne serai pas celui qui dira aux Français qu'ils ont mal compris la question qui leur était posée ".

Il est donc faux de prétendre que les Français auraient, à l'avance, renoncé à leur vote lors du référendum, en votant pour M. Sarkozy. De même que parler de " mini traité " ou de " traité simplifié " exprime seulement la volonté de tromper ces mêmes Français sur l'enjeu actuel.

La meilleure preuve en est que personne ne dit que l'Union se verra doter de la personnalité juridique, que la France sera absente de la Commission 5 ans durant tous les dix ans, que le droit communautaire l'emportera désormais sur la Constitution elle-même, que la politique de défense européenne sera définitivement subordonnée à celle de l'OTAN, ou encore que la Charte des droits, annexée en catimini au traité, mais avec la même force que ce dernier, imposera mariage et adoption pour les couples homosexuels, y compris contre la volonté des Etats membres, ou s'opposera à toute création nouvelle d'établissements d'enseignement confessionnels !

Comment pourriez-vous cautionner et approuver de votre vote une telle atteinte aux principes dont vous vous réclamez pour exercer votre mandat ?Toute la jurisprudence du Conseil constitutionnel est là en effet pour rappeler (voyez notamment sa décision du 2 septembre 1992, sur Maastricht) que le constituant dérivé (le Congrès réuni à Versailles) ne peut remettre en cause ce qui a été acté par le constituant originaire. Le Congrès ne saurait donc, sans violation des principes les plus fondamentaux, mettre en oeuvre de lui-même ce qui a été expressément rejeté par le peuple s'exprimant par la voie du référendum. Si le nouveau texte différait dans son économie de celui de 2005, la question pourrait se poser. Mais ce nouveau texte est rigoureusement identique à l'ancien !

Cette analyse peut être faite par tous les esprits objectifs. C'est celle de tous les Français qui croient encore que la politique ne peut pas et ne doit pas être celle de la trahison de la parole donnée.

C'est pourquoi je m'adresse à vous, en tant que citoyen, à votre conscience même, __________________Signature

15.11.2007

Atomisaton européenne



« De toutes les libertés humaines, la plus précieuse est l’indépendance de la patrie. » Charles Maurras

NON AU DEPECAGE DES NATIONS !

L’Europe s’apprête, pour des motifs idéologiques et par lâcheté politique, à ratifier, unilatéralement, et contre la souveraineté du peuple Serbe, une déclaration d’indépendance du Kosovo, berceau historique de la nation Serbe !

Une telle action fera-t-elle jurisprudence ? La commission de Bruxelles pourrait-elle un beau jour décider “d’autonomiser”, d’atomiser, les nations qui, logiquement, la composent ? Décidera-t-elle de prendre directement sous sa férule des « euro-régions » coupées de leur héritage historique et culturel ? Est-ce que nous souhaitons pour la Bretagne ?

La République démocratique s’est toujours avérée incapable de faire vivre la diversité dans l’unité !
Aujourd’hui elle a abandonné toutes possibilités de le faire !

ENTRONS DANS LE COMBAT !
RESISTANCE ROYALISTE !

11.11.2007

Pêche sans espoir ... 2

Une note de Jean-Philippe Chauvin 

La Commission européenne vient de déclarer que les aides annoncées par le président Sarkozy aux pêcheurs du Guilvinec étaient « incompatibles avec la réglementation européenne » parce qu’elles seraient en contradiction avec les conditions de la libre concurrence… En somme, pas de solidarité nationale possible parce que les lois du Marché ne souffrent aucune remise en cause : ainsi, meurent les pêcheurs bretons pourvu que les règles du libéralisme économique soient respectées… Cette logique terrible, qui ne souffre visiblement aucune exception, me révolte et m’enrage : doit-on l’accepter sans coup férir ? Sûrement pas, et il ne me choque pas, de fait, que la colère des pêcheurs sacrifiés à la logique d’un libéralisme oublieux des hommes se transforme en une violence contre les symboles d’une Union Européenne qui se moque des peuples : que brûlent des drapeaux bleus étoilés, ces chiffons du « désordre établi » selon l’expression du personnaliste Emmanuel Mounier, ne serait que la réponse logique à la violence froide, légale et réglementaire d’une Commission arrogante et si peu humaine.

Mais cela ne sera qu’une vaine révolte si elle ne cherche pas une expression politique qui soit aussi « fondatrice » et pose les bases d’une nouvelle politique d’Etat, affranchie des oukases du « tout-économique » et susceptible de garantir les droits sociaux des citoyens et des travailleurs. En somme, le combat à mener est un combat tout à la fois « indépendantiste français » et « social » : il me semble que, loin d’être inutile ou retardataire, ce combat est une nécessité, tournée vers une conception de l’avenir qui ne se replie pas sur une conception étriquée et fataliste d’une Europe-carcan mais bien plutôt sur l’ambition d’une France libre au sein d’une grande Europe confédérale, de cette « maison » qui comprend aussi la Russie et ne raisonne pas en simples termes comptables… Je suis bien certain que c’est un langage que ne peuvent pas comprendre les « nains de Bruxelles », ces eurocrates pour qui j’éprouve un mépris qui n’a rien de feint…

Il y a quelques années, j’avais avancé, dans deux articles parus dans « L’Action Française », des propositions concrètes et réalistes pour assurer l’avenir et la pérennité de la pêche française : je garde espoir, aujourd’hui encore, qu’il est possible de faire vivre cette activité, en particulier sur nos côtes bretonnes. Mais il semble bien que la Commission européenne soit désormais un obstacle à cette politique de sauvegarde de la pêche artisanale… Une nouvelle chouannerie des gens de mer pourrait bien voir le jour contre une Commission européenne trop libérale pour être vraiment humaine…

08.11.2007

Universités, où sont les vrais blocages ?

 

Ici et là, les Universités commencent à "se bloquer", par-ci par-là, aux rythmes des votes à mains levées dans la plus grande transparence stalinoïde.
Il suffira à n'importe quel citoyen de se rendre dans l'une de ces "AG", (tout du moins d'essayer, contraint d'y assister depuis l'extérieur des Amphis grâce au travail (!) efficace des milices "zétudiantes" chargées de veiller à ce que l'ordre règne, ici comme à Prague ou à Budapest), pour saisir l'inanité, l'arbitraire et le sectarisme de ces "grèves", terme ô combien stupide - ou tout du moins inadéquat- car pour qu'il y ait grève, il faut un contrat de travail....

 

http://unionroyalistebvm.over-blog.com/article-7235594.html

 

02.11.2007

Elections : municipales ou nationales ?

 

 En fait de rupture, M. Sarkozy poursuit sur la même ligne politique ques ses prédécesseurs. Le chef de l’Etat sous la Vème république, en dépit du rêve gaullien d’inspiration monarchiste, n’est qu’un vulgaire chef de clan et non le président de tous les Français. Les signes abondent. D’abord, comme le disent si bien ses amis, Nicolas Sarkozy reste le “leader naturel” de l’UMP, idée accréditée par la structure désormais bicéphale du parti majoritaire ainsi que par la curieuse similitude entre les sites Internet du candidat Sarkozy et de l’Elysée. Mais plus grave encore, le président s’apprête à peser de tout son poids sur les élections municipales de 2008.

Il a ainsi expliqué à ses amis clanistes: “Ne dites pas qu’on va faire du local, c’est une élection nationale” (sic!)

Ainsi va s’orchestrer une vaste campagne visant à “gagner” un maximum de mairies, comme on gagne les lots d’une tombola.

L’Action française s’élève contre cette situation qui n’a que trop duré. Si les mots ont encore un sens, une élection locale concerne des enjeux locaux. A quoi a-t-il bien pu servir d’inscrire dans la Constitution que la république est organisée de manière décentralisée si les partis jacobins parisiens trustent systématiquement les élections locales et les transforment en farce médiatique nationale ?

Comme nous l’avons toujours écrit, cette schizophrénie toute partisane ne peut qu’engendrer une mauvaise politique: le caractère arbitral de la politique nationale est entravé par ces rendez-vous électoraux et les politiques locales sont idéologisées là où une saine subsidiarité devrait s’appliquer. Construire une route ou une école, est-ce être de droite ou de gauche ? Un plan local d’urbanisme ou un musée sont-ils de droite ou de gauche ?

Que nous importe l’hypocrite Ouverture! De même que les élections municipales n’ont pas à sanctionner la politique du chef de l’Etat, ce dernier n’a pas à s’immiscer dans les affaires communales en favorisant telle ou telle faction.

Plus que jamais notre analyse de la décentralisation s’avère des plus fondées. La république, n’ayant pas d’autorité légitime à sa tête, est forcée, par l’intermédiaire des partis, d’étendre sa tutelle étouffante sur les collectivités locales.

“L’autorité en haut, les libertés à la base” voilà l’essence de notre combat.

Refusons l’attitude totalisante des partis jacobins: liberté pour nos communes… maintenant!

(Rédaction Section AF Forez)

Pêche sans espoir ...

Les pêcheurs bretons sont en "grèves" ! Le prix du pétrole en augmentation constante grève justement leurs marges. D'ores et déjà empêtrés dans les décisions et les directives européennes nos artisans demandent à l'État l'aide dont ils ont besoin ... Mais que pourra l'État républicain face à des prix qui ne dépendent déjà plus de l'OPEP mais de quelques opérateurs boursiers qui spéculent déconnectés de toutes réalités économiques locales et vivantes ... ?

De la même manière la France laisse échapper en Bretagne la possibilité de moderniser les cliniques privées qui, dans le grand Ouest, se voient, a l'heure où elles doivent trouver de nouveaux actionnaires, courtisées par des fonds spéculatifs étrangers ! On vote, sans conscience des réalités, des "franchises médicales" qui frappent le plus grand nombre et l'on laisse tout un pan  du système de santé passer à des formes anonymes et déshumanisantes de capitalisme ...

Qui disait déjà, que "le libéralisme est un  péché" ?

 

01.11.2007

Monarchie : le retour au réel ?

Souvent, lorsque des militants monarchistes diffusent leurs idées sur la voie publique, il arrive que des passants leur demande quel type de monarchie l’Action française souhaite mettre en place. La sempiternelle question est bien connue : « souhaitez-vous une monarchie constitutionnelle/ parlementaire ou absolue ? »

Généralement, il arrive dès lors que le militant, comme le rédacteur de ces lignes, s’il est un tant soit peu honnête, ne sache guère trop quoi répondre : quel est le sens de cette question ? Notre interlocuteur cherche-t-il une présentation de la monarchie telle qu’elle pourrait se mettre en place aujourd’hui ? Ou demain ? Ou une présentation d’institutions qui resteraient figées dans le temps ? Le monarchiste a, en principe, appris à sortir des sentiers battus de l’idéologie, une réponse claire lui est donc difficile.

En soit, parler d’une « monarchie absolue » que l’on opposerait à une « monarchie constitutionnelle » ou « parlementaire » n’a aucun sens. La monarchie française d’Ancien Régime est présentée aujourd’hui comme « absolue » et, pourtant, elle était bien plus parlementaire que ne l’est notre régime néo-présidentiel actuel, il n’y avait simplement pas un mais plusieurs parlements souverains, appliquant les lois du royaume en fonction des traditions locales de la province sur laquelle s’étendait leur juridiction, voilà tout. Quant au terme de « monarchie constitutionnelle, » il fait insulte à tous ces légistes français qui, au cours de notre Histoire, forgèrent la « constitution » de la monarchie française en dégageant, siècles après siècles, les Lois Fondamentales du royaume dont l’unique objet était de garantir l’indépendance de la couronne face aux intérêts factieux ou étrangers. Cette constitution n’était pas écrite, c’est la seule différence, et elle ne concernait que quelques points précis, laissant tout le reste au hasard de la vie politique actuelle, faisant confiance aux hommes pour régler les problèmes de leur temps de la façon qu’ils jugeraient la plus judicieuse. Cette constitution n’était que coutumière mais elle n’en était pas pour autant amoindrie quant à son poids, sa valeur et sa force. Et pourtant…

la suite ici ... http://afe-blog.com/2007/10/29/le-retour-au-reel-passe-t-...

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